Projet

3

La protection du Phoque moine dans la Peninsule du Cap Blanc

Le phoque moine de la Méditerranée est catalogué comme en danger critique selong l´UICN. Sa population totale actuelle est d'environ 350-450 individus. Elle est très fragmentée, et de nombreuses petites populations ont disparu au cours des deux dernières décennies. Les chiffres ont continué à baisser principalement en raison de l'invasion humaine de l'habitat de l´espèce et les activités de pêche défavorables dans la plupart des zones où se trouvent les populations restantes.

La population de phoque moine au Cap Blanc (Mauritanie-Maroc) est la seule qui conserve sa structure colonial d'origine, et où se trouvent toujours de nombreuses concentrations d'animaux. Pour protéger cette colonie survivante, la Fondation CBD-Habitat (www.focamonje.es), en collaboration avec l'ONG locale Annajah, les autorités régionales et les pêcheurs artisanaux mauritaniens, a créé en 2001, la reserve marine et terrestre, "Côte des Phoques", qui a comme but la protection des grottes de reproduction de l´espèce, ainsi que la protection des eaux qui entourent les zones de perturbation humaine et de pêche côtière. C´est grâce à cette protection, que la colonie se redresse et s´accroître géographiquement.

Des activités de coopération internationale ont également été développées. Leur but est d'améliorer les conditions de vie et de travail des pêcheurs artisanaux. Des campagnes de sensibilisation sont également menées auprès des communautés scolaires et du grand public.

Malheureusement, malgrés les progrès considérables qui ont été accomplis, il reste encore beaucoup à faire à la péninsule du Cap Blanc afin d'avoir le phoque moine de Méditerranée hors du bord de l'extinction. Les grottes de reproduction des phoques moines se trouvent à seulement 7 km de Nouadhibou, la deuxième plus grande ville et la capitale financière de la Mauritanie. Nouadhibou a fortement augmenté en taille et la ville vient d'être déclarée, en 2013, une «zone de libre d´împots" en raison de l'importance de son port de commerce et de pêche. La pression humaine est donc croîssante près des

grottes de reproduction, due au succès des activités

économiques et à la pêche.

Pour plus d'informations, abonnez-vous à notre Newsletter:

AIDE

de la Terre

ICI